Pour progresser rapidement dans sa formation et mettre toutes les chances de son côté lors des examens, il faut un certain nombre de qualités. Voici les 7 principales. La plupart d’entre elles valent aussi bien pour la conduite que pour le code.

1- La patience
Avant d’aborder la formation, il faut se souvenir qu’apprendre à conduire prend du temps. On ne fait pas 3 fautes dès le premier test de code. On ne sait pas conduire dès la première heure de pratique, ni même la dixième. Il faut l'accepter. Cela signifie aussi que si on ne réussit pas quelque chose à la première explication, ce n'est pas grave. On y arrivera à force d'exercices. En voulant avancer trop vite, on brûle des étapes essentielles. En s'agaçant contre soi-même quand on a du mal, on perd sa concentration et du coup on ralentit encore plus sa progression.

2- La concentration
La conduite demande une très grande attention. Pour la théorie, il faut prendre le temps de bien analyser les situations exposées et la question posée. Pour la pratique, il faut observer tout ce qui se passe autour afin de pouvoir anticiper sa future action.

Il est donc très important de rester très concentré, quitte à ne travailler qu’une seule heure au lieu de deux, si on se sait préoccupé par des problèmes personnels.

En cas de gros soucis, il est même parfois préférable de suspendre sa formation pour quelques jours, plutôt que d’assister physiquement à des cours, en étant mentalement ailleurs.

3- La maîtrise
Bien entendu, avant de passer le code, il faut maîtriser parfaitement les règles. C’est une évidence.

Et avant de passer le permis, il faut maîtriser parfaitement le véhicule, en toute circonstance, et avoir gardé en tête les règles du code de la route !

Tant qu’il reste des lacunes, tant que certains panneaux importants ne sont pas reconnus par exemple, ou que le moniteur est obligé d’intervenir en leçon de conduite, la maîtrise n’est pas là, et on a peu de chances de réussir.

4- La rigueur
Bien conduire implique de respecter certaines règles. Non seulement celles du code de la route, mais aussi certaines procédures très précises de la manipulation du véhicule.

Il faut donc s’habituer dès le début à mémoriser et respecter ces règles.

C’est cette rigueur qui fait souvent défaut aux personnes qui ne sont pas venues depuis longtemps (ou jamais venues !) dans une auto-école (invalidation de permis, permis étranger, conduite sans permis…).

Savoir emmener un véhicule d’un point A à un point B ne permet pas de réussir, si on n’a pas la rigueur demandée pour le permis. 

5- L’autonomie
Un conducteur est très souvent seul dans sa voiture. Personne n’est là pour lui dire ce qu’il doit faire, s’il a la priorité ou non, s’il doit aller à droite ou à gauche.

Il faut donc être capable de répondre aux questions théoriques sans demander l’avis du voisin (ce qui sera de toute façon impossible le jour de l’examen !), et surtout, de conduire sans aucune aide orale de la part du moniteur.

Tant qu’un élève n’est pas capable d’être parfaitement autonome dans sa conduite, il n’est pas prêt pour passer un examen.

 6- La capacité d’adaptation
Conduire demande de s’adapter à toutes sortes de situations différentes, qu’on les vive réellement ou qu’on les voie en photo. La conduite n’est pas une succession de recettes à apprendre par cœur et à appliquer sans réfléchir. Parfois il faudra laisser passer un piéton, parfois il faudra le dissuader de traverser. Parfois il faudra s’arrêter dans une intersection même si le feu est vert, etc.

Savoir adapter sa conduite en fonction de ce qui se présente est souvent très difficile pour les élèves, qui souhaiteraient qu’on leur donne des solutions toutes faites, et universelles.

La capacité d’adaptation est la dernière qualité qui manque quand on a acquis toutes les autres. Elle est pourtant primordiale si on veut avoir des chances de réussir le permis.

 7- La bonne foi
Reconnaître ses lacunes et ses faiblesses et les accepter de bonne foi, cela permet d’avancer plus vite. La mauvaise foi est un énorme frein à toute progression. Les questions ne sont pas « mal formulées », ce n’est pas « la faute de l’autre automobiliste si on n’a pas vu le piéton », et surtout ce n’est pas « la faute de l’inspecteur » si on a échoué au permis.

Les élèves qui passent leur temps à se justifier avance plus lentement que les autres qui sont de bonne foi. Et ceux qui attribuent leur échec à une tierce personne passent le permis 3 ou 4 fois…

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